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Bonjour et bienvenue !!! Ce blog est entièrement dédié à la musique, à la mienne tout d'abord puisque je suis DJ mais aussi à celle des autres. Vous y trouverez bientôt beaucoup de choses comme mes sons, des playlists, des infos musicales, des News DJ, des plans soirées... Bonne visite à tous !

   

 

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Mardi 21 décembre 2004

Bon il est 1h00 et je récupère seulement mon ordi ! Ca fait trois jours que je ne vous ai pas écris d'article et pour commencer, un petit constat qui complète celui que j'ai fait antérieurement sur la commercialité de la house. Cette fois je m'attaque au tendances en terme de son et je compte parler de house, de groove... et plus si mon esprit divague.

 

La house tout d'abord. Qu'ai je a dire dessus? Peut être pas beaucoup plus que ce qui a déja été dit. Elle est devenue commerciale? C'est vrai mais comme tout mouvement qui grandit, la house se paie d'avoir une face com (les radios) et une face underground (le bac des DJ's). Mais là n'est pas ma question, quelle sont les tendances sonores des sons house du moment? Mon avis se porte a dire que l'on est en plein dans une "vague Bennassi". Je m'explique, ce mec a sorti un son et du jour au lendemain, tout le monde est devenu clubber, houseman, etc... Evidement le mec se pointe avec une innovation majeure: un son de disto jusqu'alors jamais vu. Tout le monde se met à plus ou moins le copier ou tout du moins reprendre la tendance imposée. On voit alors nos radios et nos dancefloors exploser avec des sons a grosse disto. Ca a commencé par des titres commerciaux genre Anaklein "I've got the music" mais le plus fort c'est que cette vague a été cherché des morceaux dans le passé, des morceaux qui dataient d'une période antérieure et qui ont été remis au gout du jour. Pour la petite annecdote, j'ai croisé un DJ de boite cet été je lui ai demandé de me passer Robbie Rivera "Funk a tron". Le mec mec tire une tronche qui me fait comprendre qu'il ne connait pas. Je reviens un mois après, je lui demande la même chose et là, changement complet, le mec me dit "Ok pas de souci, c'est un carton ce nouveau morceau"... Là c'est moi qui ai tiré la tronche !! (pour info, Funk a tron est de 2001 !!)                                                                                                     

La question est de savoir si l'on est sortit de cette vague? Je pense que non mais par contre, il se développe de nouvelles voies qui viennent peu à peu la remplacer. On voit ainsi apparaître la vague "vocale" qui, comme le pseudo l'indique, construit des morceaux sur une base vocale forte. A l'image du très bon Michael Gray "The Weekend" ou du Criss Chap "Dream on black girl" (nb. reprise de Inxs). On voit aussi des morceaux hybides apparaitrent: la "vague Bennassi" sert ainsi de templin à d'autres vagues déja existentes pour les remmettrent en haut de l'affiche. C'est le cas de Dj Fist "Beat the drum", un morceau qui mèle gros son style disto bass à une rythmique percu très éfficace depuis tout temps.                    

Il y a donc une évolution des styles. Grâce ou à cause de cette "vague Benassi" , la musique house connait un véritable engouement, certains morceau sortent de l'ombre et se retrouvent sur nos radios, commerciales ou non.

 

La groove maintenant. Là aussi se pose la question de la commercialité des morceaux, quand on voit les pourritures que sortent les grand rappeurs francais d'autrefois (et pas que francais des fois). Mais là encore je vais me perdre... Si la House est victime du phénomène de morceaux Hybrides, c'est dans le Rap que l'on retrouve encore plus ce phènomène. Aujourd'hui, le Rap bien noir d'autrefois (TONY!!) n'a plus sa place: si l'on veut plaire, il faut que le morceau soit plutôt joyeux, qu'il sente le soleil, qu'il fasse bouger presque. C'est un peu ça, il faut qu'il soit formaté dancefloor. Et quoi de mieux dans la groove que le Ragga pour bouger sur la piste. Alors bienvenue dans l'hybridité Rap/Ragga. Tout un tas d'artistes sortent sur ce modèle, bienvenue aux Sean Paul, aux Lumidee, aux Nina sky et j'en passe. Attention pourtant à ne pas les prendre pour des nouveaux: exemple pour Mr Vegas; avant l'été vous demandiez a quelqu'un, personne ne le connaissait, aujourd'hui... Moi ça fait 7 ans que je l'écoute. Ces "nouveaux", donc, sortent de l'ombre et viennent squater la place des Dr Dre et autres Snoop qui font presque office de grands pères (J'abuse un peu peut être). Et comme pour la house, ce phènoméne amène un renouveau et un agrandissement de la culture mais aussi un pourrissement commercial de celle ci...

 

Quoi de plus pour le futur? Qui peut le dire? En tout cas merci d'avoir lu cette pensée issue de mon cerveau jusqu'au bout, merci d'entendre ma vision des choses. Bien sur elle n'est pas là pour rien ma pensée: je me trompe? Vous avez une autre vision? Je pète un cable et dis n'importe quoi? je suis trop philosophe? Vous avez aussi une envie de parler de musique? Comme moi vous avez un clavier devant vous et il y a un lien qui dit "Ajouter un commentaire", c'est pour vous...               

Mercredi 15 décembre 2004

Aujourd’hui à l’affiche de ma chronique:

Keziah Jones

Son histoire :

 

Né à Lagos au Nigeria le premier octobre 1968, Olufemi Sanyaolu n'a à la base rien pour devenir la star internationale que l'on connaît : l'Afrique souffre de la famine et des guerres civiles, et la condition du peuple noir est bafouée à travers le monde. Heureusement pour lui, il naît fils d'un chef de tribu, également industriel dans le Tiers-Monde. Une carrière paternelle que Olufemi, sous le poids de la tradition, est sommé de suivre. C’est ainsi que pour parfaire son éducation, il est envoyé dans une grande école d’Angleterre dès l’age de huit ans. Ce premier départ sonne pour lui comme un électrochoc mais le jeune Nigérian va s’habituer à la vie occidentale au fil des années.

                                                                       

 C'est à treize ans qu'il commence la musique en apprenant le piano puis, trois ans plus tard, la guitare. Il écrit alors ses premières chansons sur le vieux piano de l'école. C’est pour lui une façon de rejeter l’avenir et l’environnement qui lui est destiné. Au grand dam de sa famille, il bâcle ses études et quitte le collège pour jouer dans la rue et les pubs londoniens. C’est ainsi qu’il est remarqué par Phil Pickett, son futur manager, qui le fait tourner dans tout le Royaume-Uni, accompagné d'un batteur et d'un bassiste, qui donnent à sa musique le rythme indispensable à son éclosion. Les performances du trio font un raz-de-marée durant l'année 1990 et leur permettent d'envisager l'enregistrement d'un premier disque qui sortira en 1991.

 

Sa musique et son message :

 

Beaucoup inspiré par des artistes tel que Hendrix, Harper ou encore Lenny Kravitz, sa musique est un mélange de blues, de soul et de funk. Un mélange si particulier qu’il lui a donné un nom le « Blufunk », style tantôt énergique par la funk, tantôt mélodieux par le blues.  Sa voix, puissante et polyvalente, lui permet de monter dans les aigues et d’en redescendre avec une mélodie et une justesse déconcertante.

Outre son style musical étonnant, Keziah Jones se démarque par son attachement à ses origines africaines, et sa lutte pour l'égalité culturelle des races. Porteur de la négritude en musique comme le fut Sédar Senghor en poésie, le monde découvre peu à peu un jeune musicien de grande envergure. Ses permanentes allées et venues entre l'Europe et son pays lui permettent aussi de maintenir vif le choc des cultures et l'énergie qui en découle.

 

                                               

 Blufunk is a fact                            African space kraft                     Liquid sunshine

       (1992)                                                (1995)                                         (1999)

                 

                                    

                       Black orpheus                                   Rhythm is love

                                  (2003)                                           (best of 2004)

 

Keziah sort donc son premier album Frinigro Interstellar en 1991 mais c’est l’année suivante, avec Blufunk is a fack que le succès va devenir international, notamment grâce à Where Is Life ?, Free Your Soul mais surtout Rhythm Is Love, trois titres présent sur l’album. Suit ensuite African space kraft, en 1995, qui connaît également un grand succès grâce au single If you know. Il faudra ensuite attendre quatre ans avant l’arrivé du nouvel opus, Liquid Sunshine.

Le dernier album en date, Black orpheus (2003), est sans doute le plus connu de tous. Considéré par les mauvaises langues comme un album devenu commercial, je le considère plutôt comme plus accessible. Mélange africano-funk-soul-rock, on retrouve bien ici l’univers sonore propre de Jones. L’énergie est toujours là avec des cuivres percutants, une voix qui s’envole dans les aigues, et une guitare folk qui fait le succès du son (« kpafuca »). Mais l’album nous propose aussi des titres plus posés, balades soul-blues qui nous embarque dans les racines de l’artiste comme Orin O’lomi ou encore Wet questions dans laquelle on notera un petit hommage à Gainsbourg par la célèbre réplique « je suis venu te dire que je m’en vais ». Bref un album qui s’écoute soit sur son canapé les yeux fermés, soit en concert pour profiter de la funk énergique de Keziah. A noter qu’est sortit cette année Rhythm is love, best of reprenant ses plus grands tubes.

 

Les titres de Black orpheus : 1) Afrosurrealism

                                        2) Kpafuca

                                        3) Familiarise

                                        4) Wet questions

                                        5) Neptunes

                                        6) 72 kilos

                                        7) All praises

                                        8) Beautiful emilie

                                        9) Sadness is

                                       10) Autumn moon

                                       11) The black orpheus

                                       12) Orin o’lomi

 

Achetez les albums de Keziah Jones à la Fnac et allez voir son site officiel.

 

Un peu plus sur l’artiste :

 

Pourquoi tant de temps entre les derniers albums me direz vous ? En fait, Keziah est un perfectionniste qui est loin du Show bizz et qui prend le temps de travailler ses sons et son écriture. Notons qu’il est également un poète et un peintre admiré, prenant même le risque de se lancer dans le court-métrage cinématographique. Cet éclectisme risquait de faire tomber le chanteur dans un silence médiatique mais c'était sans compter la puissance de sa musique qui, on l’espère, sera un jour récompensée à sa juste valeur…

 

Cet article vous a plu ? Laissez moi un petit message! Ca me fera plaisir et ça ne m’encouragera que plus à en écrire d’autres pareils.
Jeudi 2 décembre 2004

Aujourd'hui à l'affiche de ma chronique:

SOUNDKAIL

 

                                            

 

Dragon Davy et Mehdi Mesrine sont les deux compères qui composent le duo Soundkail. Tout droit sorti du Val de Marne (« 9 4 c’est de la dynamite ! »), ils puisent dans leurs racines culturelles urbaines pour composer et écrire leurs textes qui manient très habilement les jeux de mots. Sous leurs faux airs de mauvais garçons, ils font en fait passer un message pacifique et fraternel. Leur mot d’ordre est l’insoumission sans pour autant tomber dans les clichés de la drogue, de la religion ou encore du pouvoir de l’argent. Leurs leitmotiv : Le pétard et Babylone city !!!

A la croisée du ragga et ses sound systems et du hip-hop, la musique énergique et entraînante de Soundkail nous amène à danser par le rythme et à réfléchir par les paroles. A force de travail, ils ont réussi à se faire une place dans le milieu et collaborent aujourd’hui avec des artistes comme Big Red ou encore Lord Kossity.

 

 

Soundkail a aujourd’hui un album à son actif : Racaille Sound System. Ce dernier retrace bien ce mélange hip-hop/ragga qui les caractérise avec des kicks ragga mélangés à des samples hip-hop, des voix aux notes planantes style ragga mais au débit rapide façon hip-hop et surtout de l’énergie !! Cet album est, en effet, taillé pour le live et ne manquera pas de vous faire bouger (vive les concerts !). On y retrouve  «l’heure est grave» en featuring avec Lord Kossity ; Un morceau avec une grosse caisse puissante qui rappelle le son des sound systems et qui vous fait bouger du bassin. Il y a aussi «La fleur tropicale», morceau qui vous laisse sur place par son texte si bien écrit. Mais comme une chronique ne pourra jamais résumer leur musique, je vous laisse écouter un extrait de l’album en vous renvoyant sur leur site…

 

Je met aussi directement en ligne un extrait de l'album

Soundkail - La fleur tropicale

 

Bonne écoute à tous !!!

 
 
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