News du blog News Vidéos Sons Photos Chroniques
Playlists Soirées Cours Matos Liens Forum
*** Un nouveau chat est dispo *** La playlist de Novembre a été actualisée le 02/11 *** Reprise des plans soirées dès le 03/11*** Plein de news avant la fin de la semaine *** Le forum est un poil rénové ***
 

.:: Accueil ::.

Bonjour et bienvenue !!! Ce blog est entièrement dédié à la musique, à la mienne tout d'abord puisque je suis DJ mais aussi à celle des autres. Vous y trouverez bientôt beaucoup de choses comme mes sons, des playlists, des infos musicales, des News DJ, des plans soirées... Bonne visite à tous !

   

 

.:: Discussions ::.


Nouveau chat dispo
!!!

 

Si vous voulez que votre discussion soit moins éphémère, tournez vous vers le forum ou les commentaires de chaque articles ...  

.:: Newsletter ::.

Inscription à la newsletter
 
Mercredi 15 décembre 2004

Aujourd’hui à l’affiche de ma chronique:

Keziah Jones

Son histoire :

 

Né à Lagos au Nigeria le premier octobre 1968, Olufemi Sanyaolu n'a à la base rien pour devenir la star internationale que l'on connaît : l'Afrique souffre de la famine et des guerres civiles, et la condition du peuple noir est bafouée à travers le monde. Heureusement pour lui, il naît fils d'un chef de tribu, également industriel dans le Tiers-Monde. Une carrière paternelle que Olufemi, sous le poids de la tradition, est sommé de suivre. C’est ainsi que pour parfaire son éducation, il est envoyé dans une grande école d’Angleterre dès l’age de huit ans. Ce premier départ sonne pour lui comme un électrochoc mais le jeune Nigérian va s’habituer à la vie occidentale au fil des années.

                                                                       

 C'est à treize ans qu'il commence la musique en apprenant le piano puis, trois ans plus tard, la guitare. Il écrit alors ses premières chansons sur le vieux piano de l'école. C’est pour lui une façon de rejeter l’avenir et l’environnement qui lui est destiné. Au grand dam de sa famille, il bâcle ses études et quitte le collège pour jouer dans la rue et les pubs londoniens. C’est ainsi qu’il est remarqué par Phil Pickett, son futur manager, qui le fait tourner dans tout le Royaume-Uni, accompagné d'un batteur et d'un bassiste, qui donnent à sa musique le rythme indispensable à son éclosion. Les performances du trio font un raz-de-marée durant l'année 1990 et leur permettent d'envisager l'enregistrement d'un premier disque qui sortira en 1991.

 

Sa musique et son message :

 

Beaucoup inspiré par des artistes tel que Hendrix, Harper ou encore Lenny Kravitz, sa musique est un mélange de blues, de soul et de funk. Un mélange si particulier qu’il lui a donné un nom le « Blufunk », style tantôt énergique par la funk, tantôt mélodieux par le blues.  Sa voix, puissante et polyvalente, lui permet de monter dans les aigues et d’en redescendre avec une mélodie et une justesse déconcertante.

Outre son style musical étonnant, Keziah Jones se démarque par son attachement à ses origines africaines, et sa lutte pour l'égalité culturelle des races. Porteur de la négritude en musique comme le fut Sédar Senghor en poésie, le monde découvre peu à peu un jeune musicien de grande envergure. Ses permanentes allées et venues entre l'Europe et son pays lui permettent aussi de maintenir vif le choc des cultures et l'énergie qui en découle.

 

                                               

 Blufunk is a fact                            African space kraft                     Liquid sunshine

       (1992)                                                (1995)                                         (1999)

                 

                                    

                       Black orpheus                                   Rhythm is love

                                  (2003)                                           (best of 2004)

 

Keziah sort donc son premier album Frinigro Interstellar en 1991 mais c’est l’année suivante, avec Blufunk is a fack que le succès va devenir international, notamment grâce à Where Is Life ?, Free Your Soul mais surtout Rhythm Is Love, trois titres présent sur l’album. Suit ensuite African space kraft, en 1995, qui connaît également un grand succès grâce au single If you know. Il faudra ensuite attendre quatre ans avant l’arrivé du nouvel opus, Liquid Sunshine.

Le dernier album en date, Black orpheus (2003), est sans doute le plus connu de tous. Considéré par les mauvaises langues comme un album devenu commercial, je le considère plutôt comme plus accessible. Mélange africano-funk-soul-rock, on retrouve bien ici l’univers sonore propre de Jones. L’énergie est toujours là avec des cuivres percutants, une voix qui s’envole dans les aigues, et une guitare folk qui fait le succès du son (« kpafuca »). Mais l’album nous propose aussi des titres plus posés, balades soul-blues qui nous embarque dans les racines de l’artiste comme Orin O’lomi ou encore Wet questions dans laquelle on notera un petit hommage à Gainsbourg par la célèbre réplique « je suis venu te dire que je m’en vais ». Bref un album qui s’écoute soit sur son canapé les yeux fermés, soit en concert pour profiter de la funk énergique de Keziah. A noter qu’est sortit cette année Rhythm is love, best of reprenant ses plus grands tubes.

 

Les titres de Black orpheus : 1) Afrosurrealism

                                        2) Kpafuca

                                        3) Familiarise

                                        4) Wet questions

                                        5) Neptunes

                                        6) 72 kilos

                                        7) All praises

                                        8) Beautiful emilie

                                        9) Sadness is

                                       10) Autumn moon

                                       11) The black orpheus

                                       12) Orin o’lomi

 

Achetez les albums de Keziah Jones à la Fnac et allez voir son site officiel.

 

Un peu plus sur l’artiste :

 

Pourquoi tant de temps entre les derniers albums me direz vous ? En fait, Keziah est un perfectionniste qui est loin du Show bizz et qui prend le temps de travailler ses sons et son écriture. Notons qu’il est également un poète et un peintre admiré, prenant même le risque de se lancer dans le court-métrage cinématographique. Cet éclectisme risquait de faire tomber le chanteur dans un silence médiatique mais c'était sans compter la puissance de sa musique qui, on l’espère, sera un jour récompensée à sa juste valeur…

 

Cet article vous a plu ? Laissez moi un petit message! Ca me fera plaisir et ça ne m’encouragera que plus à en écrire d’autres pareils.
par BAB's publié dans : Chroniques
recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=5169&ref_article=33293
ajouter un commentaire  
 
Blog : Autre sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus